La République du Mali a officiellement annoncé le retrait de sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
Rendue publique à l’issue d’une rencontre à Bamako entre le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, et son homologue marocain, Nasser Bourita, en visite officielle dans le pays, cette décision marque un tournant diplomatique majeur dans le dossier du Sahara.
Dans une déclaration gouvernementale, les autorités maliennes ont indiqué que cette décision intervient « après une analyse approfondie » du dossier du Sahara, mettant en avant ses implications sur la paix et la sécurité dans la sous-région.
Le Mali estime désormais que le plan d’autonomie proposé par le Maroc constitue « la seule base sérieuse et crédible » pour parvenir à une solution durable.
Le gouvernement malien a également exprimé son soutien à une autonomie du Sahara « sous souveraineté marocaine », la qualifiant de solution « la plus réaliste » au différend.
Cette position s’inscrit dans une dynamique diplomatique observée ces dernières années, avec plusieurs pays révisant leur position sur cette question sensible.
Par ailleurs, Bamako a réaffirmé son appui aux efforts de Nations Unies et de l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara.
Le Mali a également salué les résolutions du Conseil de sécurité, notamment la Résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, qui encourage la poursuite d’une solution politique réaliste, pragmatique et durable.
Selon le chef de la diplomatie malienne, cette nouvelle orientation sera communiquée aux organisations régionales et internationales dont le Mali est membre, ainsi qu’au corps diplomatique accrédité à Bamako.
Cette annonce intervient dans un contexte de renforcement des relations entre le Maroc et plusieurs pays africains, autour du dossier du Sahara.








