Alerté par les plaintes des riverains de la zone portuaire de Lomé, le gouvernement togolais a promptement réagi face à un problème de santé publique et environnementale. Soucieux du bien-être des populations, l’État a diligenté une inspection qui a révélé les dangers liés au stockage à ciel ouvert de clinker par plusieurs cimenteries.
L’inspection générale de l’environnement, des ressources forestières et du littoral, saisie par une brigade mixte de contrôle, a confirmé les risques sanitaires et écologiques. Les poussières de clinker, riches en particules fines et en chrome hexavalent, provoquent des irritations respiratoires, cutanées et oculaires, ainsi que des allergies et bronchites. Sur le plan environnemental, elles dégradent la qualité de l’air, des sols et des eaux, perturbant ainsi les écosystèmes locaux.
Une réponse gouvernementale concertée
Face à cette situation préoccupante, le ministre chargé de l’environnement, Prof. Komla Dodzi Kokoroko, et son collègue ministre délégué auprès du ministre de l’économie chargé des mines et des ressources énergétiques, Koffi Messan Eklo, ont échangé avec les responsables portuaires et divers acteurs de l’environnement le 22 janvier 2026. L’objectif était de co-construire des solutions durables et adaptées pour réduire les atteintes à la santé publique et préserver l’équilibre écologique de la zone portuaire.
Parmi les pistes évoquées figurent la mise en place de systèmes de stockage couverts pour limiter la dispersion des poussières, le renforcement des contrôles environnementaux et sanitaires ainsi qu’une collaboration accrue entre les cimenteries, les autorités portuaires et les ministères concernés.
Une priorité nationale
Le gouvernement togolais réaffirme que la santé humaine et la protection de l’environnement demeurent des priorités absolues. Cette mobilisation traduit une volonté politique forte de concilier développement industriel et respect des normes environnementales, afin d’assurer un avenir plus sain et durable pour les populations.








