La conférence mondiale sur le karité s’est tenue cette année du 27 au 29 Avril à Accra la capitale ghanéenne. Placée sous le thème, « Au-delà des frontières », la 18ème Conférence annuelle de l’Alliance Globale du Karité (AGK) a réuni des acteurs mondiaux du secteur pour renforcer la filière, la durabilité et l’innovation. Acheteurs, fournisseurs, investisseurs et ONG du secteur ont saisi l’occasion pour explorer les tendances du marché, améliorer la transformation locale, et soutenir les femmes productrices.
Le Togo a été brillamment représenté à cet événement majeur qui coïncide avec la célébration du 15ème de l’Alliance Globale du Karité. A la tête d’une forte délégation des femmes productrices et transformatrices du karité membres des coopératives de la Filière Karité du Togo (FIKATO), Mme Elisabeth Essodolom Pali-Tchalla à porté la voix du Togo à cette rencontre dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par la vice-présidente du Ghana, Mme Jane Naana Opoku-Agyemang en présence du ministre d’État à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire du Nigéria, Aliyu Sabi Abdullahi.
Ponctuée des forums de haut niveau et des rencontre B to B, la rencontre d’accra a permis à la présidente du Conseil Interprofessionnel de la Filière Karité du Togo ( CIFKAT) de mener son plaidoyer pour une embellie de la filière karité dans son ensemble sur le continent africain et de manière particulière au profit des femmes productrices et transformatrices du Karité.
Engagée depuis plusieurs années aux côtés du monde rural dont elle finance les initiatives féminines, Mme Elisabeth Essodolom Pali-Tchalla lutte notamment pour aider les femmes du secteur karité à gagner le pari de leur autonomisation économique.
« Soutenir les femmes du secteur du karité en Afrique n’est pas seulement une question de solidarité : c’est un levier économique, social et environnemental très concret. Sur le plan économique, les soutenir permet de renforcer leur autonomie financière. Le karité représente parfois leur principale source de revenus. En améliorant leurs conditions de travail, leur accès aux marchés ou à la formation, on contribue directement à réduire la pauvreté locale. Ensuite, il y a un impact social majeur. Quand les femmes gagnent mieux leur vie, elles investissent davantage dans l’éducation des enfants, la santé et l’alimentation du foyer. Cela crée un cercle vertueux pour toute la communauté », soutient Mme Elisabeth Essodolom Pali-Tchalla en sortant d’une réunion du comité exécutif de l’Alliance Globale du Karité au sein duquel elle occupe le poste de vice-présidente.
A Accra, la patronne du karité togolais a eu des échanges fructueux avec plusieurs partenaires dans le but d’accompagner la dynamique d’amélioration de la filière karité au Togo.
Dans la capitale ghanéenne, la conférence de l’AGK a également offert la tribune aux participants de parlé durabilité de la filière karité. Ce sujet, celle qui est affectueusement appelé « Maman » le connait très bien. Et, pour cause, elle et les femmes de ses 250 coopératives du maillon production procèdent chaque année aux opérations de renouvellement des parcs à karité à travers des reboisements.
« Sur le plan environnemental, soutenir ce secteur encourage la préservation des parcs à karité. Ces arbres jouent un rôle important contre la désertification et pour la biodiversité. En valorisant le karité, on donne une raison économique de protéger ces écosystèmes. Soutenir les femmes du karité, c’est agir à la fois pour le développement économique, l’égalité des genres et la protection de l’environnement. » a-t-elle poursuivi.
Alors qu’à l’échelle mondiale, la demande en beurre de karité (cosmétique, alimentaire) ne cesse de croître, mieux structurer la filière permet d’éviter que les femmes restent au bas de la chaîne de valeur et garantit une production plus équitable et durable.







