Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a poursuivi, vendredi 30 janvier 2026, sa mission diplomatique dans la région des Grands Lacs par une visite de travail à Bujumbura, au Burundi. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de ses efforts en faveur du règlement pacifique de la crise persistante dans cette partie du continent africain.
Après une visite officielle au Rwanda, le Président du Conseil s’est entretenu avec son homologue burundais, Evariste Ndayishimiye, autour du processus de paix et des mécanismes de désescalade des tensions, notamment dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), épicentre d’une crise sécuritaire et humanitaire préoccupante.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans l’exercice de son mandat de médiateur désigné de l’Union africaine, et témoigne de l’engagement constant du Togo en faveur de la paix, de la stabilité et du dialogue politique en Afrique.
La rencontre de Bujumbura s’est tenue en présence des facilitateurs de l’Union africaine, parmi lesquels l’ancien Président du Botswana Mokgweetsi Masisi, ainsi que les anciennes Cheffes d’État Sahle-Work Zewde d’Éthiopie et Catherine Samba-Panza de la République Centrafricaine. Des représentants de la Commission de l’Union africaine et des partenaires internationaux engagés dans le processus de paix ont également pris part à cette concertation de haut niveau, traduisant une mobilisation collective en faveur d’une approche inclusive et coordonnée.
À la veille de cette réunion, le Président du Conseil avait dépêché une délégation ministérielle en RDC, auprès du Président Félix Tshisekedi, afin d’approfondir les échanges avec les autorités congolaises sur les initiatives de médiation en cours. Cette mission a permis d’évaluer les perspectives de désescalade des tensions et de cessation des violences dans l’Est du pays.
Après des échanges en tête-à-tête, les deux dirigeants ont tenu une séance de travail élargie au collège des facilitateurs, en présence de leurs délégations respectives. Ils ont souligné la nécessité de renforcer la synergie d’action pour relever les défis sécuritaires et humanitaires dans la région des Grands Lacs.
Le Burundi, acteur clé de la stabilité régionale, joue un rôle stratégique dans ces efforts. Membre actif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), le pays contribue à la gestion des crises humanitaires engendrées par le conflit, qui affecte durement les populations locales.
Il convient de rappeler que la dernière rencontre en tête-à-tête entre les Présidents Faure Gnassingbé et Evariste Ndayishimiye sur la situation dans les Grands Lacs remonte au 21 août 2025 à Yokohama, en marge de la neuvième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD).
Ces différentes missions diplomatiques du Président du Conseil s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de la coopération régionale, conformément aux recommandations du sommet de Lomé. Elles traduisent une diplomatie proactive visant à prévenir l’escalade des tensions, à restaurer la confiance entre les parties prenantes et à jeter les bases d’une paix durable, condition essentielle au développement économique et social de la région des Grands Lacs.








