Le secteur bancaire français est secoué par une importante affaire de cybercriminalité. Le groupe Crédit Mutuel Arkéa a été victime d’une cyberattaque ayant permis à des pirates informatiques d’effectuer des transactions frauduleuses estimées à près de 100 millions d’euros. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de faire la lumière sur cette opération et d’identifier ses auteurs.
Selon les premières informations rapportées par les médias français, les cybercriminels ont exploité le compte propre de Crédit Mutuel Arkéa pour réaliser des transferts de fonds vers d’autres établissements bancaires. Les sommes auraient ensuite été converties en cryptomonnaies, compliquant potentiellement leur traçabilité et leur récupération.
D’après les explications de la banque, l’opération aurait été rendue possible par une faille liée à la plateforme informatique de l’un de ses prestataires. L’établissement précise toutefois que les comptes de ses clients, de ses fédérations et de ses filiales n’ont pas été directement utilisés dans cette fraude.
Une enquête confiée aux spécialistes de la cybercriminalité
Face à la gravité des faits, le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à l’Office anticybercriminalité (OFAC). Les investigations portent notamment sur des faits d’atteinte à un système de traitement automatisé de données en bande organisée.
Les enquêteurs devront retracer le circuit des fonds, identifier les personnes impliquées et déterminer les éventuelles complicités ayant facilité cette opération.
De son côté, Crédit Mutuel Arkéa affirme avoir rapidement engagé des mesures de sécurité pour contenir l’incident. Certaines transactions ont été temporairement suspendues, avant une reprise progressive des opérations après les vérifications nécessaires.
Des fonds partiellement bloqués
Concernant le préjudice financier, les premières estimations évoquent près de 100 millions d’euros. Des informations publiées dans la presse française font même état d’un montant de 133 millions de dollars, soit environ 118 millions d’euros.
La banque indique qu’une partie des fonds a pu être bloquée et que des démarches sont en cours pour récupérer les sommes restantes.
Elle se veut toutefois rassurante envers sa clientèle, assurant que les avoirs des clients ne sont pas concernés par cette opération frauduleuse. Elle appelle également à la vigilance face aux éventuelles tentatives d’hameçonnage susceptibles de profiter de cette actualité.
Cette affaire remet une nouvelle fois au centre des préoccupations la sécurité des systèmes informatiques des établissements financiers et les risques liés à la sous-traitance des infrastructures bancaires.







