Le procureur du Roi près le tribunal correctionnel de Casablanca a annoncé, mercredi, la remise en liberté de Ali Lmrabet (A.M.), à l’issue de son audition par le parquet, tout en décidant la poursuite de l’enquête et la réalisation des expertises techniques jugées nécessaires.
Dans un communiqué, le parquet indique que l’intéressé a été entendu « conformément aux dispositions prévues par la loi » et qu’il a bénéficié de l’ensemble des droits et garanties prévus par la législation en vigueur, notamment d’un examen médical.
Après examen des éléments du dossier, le parquet a décidé de poursuivre les investigations, de procéder aux expertises techniques requises et de restituer à l’intéressé les objets saisis lors de son interpellation, à savoir deux ordinateurs, une clé USB et un téléphone portable. Les décisions juridiques appropriées seront arrêtées à l’issue de l’enquête.
Cette décision intervient au lendemain d’un premier communiqué du parquet ayant précisé que l’interpellation de l’intéressé s’inscrivait dans l’exécution de plusieurs avis de recherche émis à son encontre, à la suite de plaintes portant notamment sur la publication de contenus numériques susceptibles de comporter des propos diffamatoires, injurieux ou outrageants à l’égard de personnes, d’institutions ou d’instances régies par la loi.
Depuis cette interpellation, l’affaire a suscité plusieurs réactions à l’étranger, notamment en Espagne où certains médias et journalistes ont exprimé leur soutien à Ali Lmrabet. Au Maroc, les réactions sont restées plus limitées et se sont essentiellement concentrées dans certains milieux médiatiques et associatifs.
À ce stade de la procédure, les autorités judiciaires rappellent que les faits reprochés demeurent soumis à l’appréciation de la justice et que la remise en liberté de l’intéressé constitue une mesure procédurale prévue par la loi. Elle ne préjuge ni de son innocence ni de l’issue de la procédure.
Conformément à la communication officielle du parquet, l’affaire relève du fonctionnement ordinaire de la justice et doit être appréciée dans le respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et des garanties prévues par le droit. Les autorités judiciaires soulignent également que la procédure porte sur des faits précis faisant l’objet de plaintes et non sur les opinions ou l’activité journalistique de l’intéressé.
Dans ce contexte, les autorités privilégient une communication institutionnelle fondée exclusivement sur les communiqués officiels du parquet, en évitant toute personnalisation, interprétation politique ou polémique autour de cette procédure judiciaire en cours.








