Réunis en séance plénière le vendredi 9 octobre 2026 à Lomé, les députés ont adopté le projet de loi autorisant le Togo à ratifier la convention portant création de l’Organisation internationale pour la médiation (IOMed). Une décision qui confirme l’engagement du pays en faveur du dialogue, de la paix et du règlement pacifique des différends internationaux.
L’Assemblée nationale togolaise franchit une nouvelle étape dans le renforcement de l’engagement diplomatique du Togo en faveur de la paix. Réunis au palais de l’Assemblée nationale, les députés ont adopté, le vendredi 9 octobre 2026, le projet de loi autorisant la ratification de la convention portant création de l’Organisation internationale pour la médiation (IOMed), adoptée le 30 mai 2025 à Hong Kong.

Cette adoption est intervenue lors de la deuxième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année, présidée par le professeur Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale, en présence de Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions.
L’IOMed, un instrument au service de la paix
La convention portant création de l’IOMed vise à promouvoir et à faciliter le règlement pacifique des différends internationaux par la médiation. Elle entend également contribuer au développement de relations amicales et de coopération entre les États, dans un contexte mondial marqué par la persistance des conflits et la multiplication des tensions diplomatiques.
Son champ d’intervention couvre quatre catégories de différends : les litiges entre États, ceux impliquant des États tiers, les différends entre un État et un ressortissant d’un autre État, ainsi que les litiges commerciaux internationaux entre parties privées.
Selon les informations communiquées lors de la séance, 35 pays, dont quatre États africains (le Bénin, le Gabon, le Nigeria et le Togo) figurent parmi les membres fondateurs de cette organisation.
Lomé réaffirme son engagement en faveur du dialogue

À l’ouverture des travaux, le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a souligné la portée politique et diplomatique de cette initiative. Pour lui, le projet de loi traduit la volonté du Togo de contribuer à la construction d’un ordre international fondé sur le dialogue, la coopération, la paix et le règlement pacifique des différends.
« À ce titre, la nation togolaise, sous le leadership du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, s’est résolument engagée à faire de la médiation un moyen privilégié pour contribuer, partout ailleurs, à la recherche de solutions pacifiques lorsque des tensions, voire des conflits, menacent la paix », a-t-il déclaré.
Cette orientation s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises de privilégier les mécanismes de concertation et de négociation dans la prévention et la résolution des crises.
UNIR plaide pour une diplomatie de responsabilité
Prenant la parole au nom du groupe parlementaire Union pour la République (UNIR), son président, l’honorable Aklesso Atcholi, a présenté l’adhésion à l’IOMed comme un choix de principe et de responsabilité, dépassant le cadre d’un simple vote législatif.
« Nous faisons le choix de donner une chance à la parole en toutes circonstances. C’est cette conviction qui fonde aujourd’hui notre soutien à l’adhésion du Togo à l’IOMed », a-t-il affirmé.
Pour le président du groupe parlementaire UNIR, cette démarche traduit la volonté du Togo de prendre une part active aux efforts internationaux visant à rapprocher les peuples, à prévenir les conflits et à consolider la paix.
Il a également mis en avant l’expérience du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dans les domaines de la médiation et du règlement pacifique des différends. À cet égard, il a rappelé la mission de médiation qui lui a été confiée par l’Union africaine, le 12 avril 2025, dans la crise opposant la République démocratique du Congo (RDC) au Rwanda.
Au nom du gouvernement, le ministre Gilbert Bawara a exprimé sa gratitude aux députés pour l’adoption du projet de loi. Il a salué leur adhésion aux valeurs et aux principes fondamentaux auxquels le Togo demeure attaché, notamment la paix, le dialogue et la coopération entre les nations.
Cette étape parlementaire ouvre la voie à la poursuite de la procédure de ratification, conformément aux dispositions applicables.
Un signal diplomatique dans un contexte international tendu
Dans son discours de clôture, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la pertinence de cette convention dans un environnement international marqué par la multiplication des conflits, la montée des tensions et la prépondérance croissante des rapports de force sur le respect du droit.
Pour Komi Selom Klassou, la démarche du Togo témoigne de son attachement aux valeurs de paix, de dialogue et d’ouverture. Elle s’inscrit également dans la vision portée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, selon laquelle la paix, la sécurité, la stabilité et la démocratie participative constituent des conditions essentielles au développement durable des nations.
Le président de l’Assemblée nationale a par ailleurs rappelé l’importance du respect des principes fondamentaux qui régissent les relations internationales, notamment la souveraineté des États, l’intégrité territoriale et la non-ingérence dans les affaires intérieures.
« En autorisant le Togo à ratifier cette convention ayant pour socle la médiation, notre pays conforte sa position de pays de paix et d’ouverture », a-t-il souligné.
Cette adoption est un canal pour le Togo de réaffirmer une fois encore son ambition de contribuer aux initiatives multilatérales en faveur de la prévention des conflits et du rapprochement entre les peuples. La ratification de la convention portant création de l’IOMed constitue, dans cette perspective, un nouveau jalon dans le positionnement diplomatique du pays en faveur du dialogue et de la recherche de solutions pacifiques aux différends internationaux.
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