Charles Victor Thompson, condamné à mort pour le meurtre de deux personnes en 1998, a été exécuté au Texas par injection létale, devenant le premier détenu mis à mort aux États-Unis en 2026, ont annoncé les autorités pénitentiaires locales.
Âgé de 52 ans, Charles Victor Thompson avait été reconnu coupable de l’assassinat de deux personnes lors d’un double homicide survenu il y a plus de vingt-cinq ans. Après de multiples recours judiciaires, sa peine a été appliquée dans la soirée au pénitencier de Huntsville, principal lieu d’exécution de l’État du Texas.
Cette exécution intervient dans un contexte de reprise marquée de la peine capitale aux États-Unis. En 2025, quarante-sept exécutions ont été recensées dans onze États, un chiffre inédit depuis 2009, selon les organisations de suivi du couloir de la mort. Le Texas demeure l’État ayant procédé au plus grand nombre d’exécutions depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976.
Si l’injection létale reste la méthode la plus utilisée, l’année écoulée a également été marquée par le recours à des pratiques controversées, telles que l’inhalation d’azote en Alabama ou le peloton d’exécution en Caroline du Sud, ravivant les critiques des organisations de défense des droits humains et d’experts internationaux.
Malgré cette hausse des exécutions, la peine capitale reste géographiquement concentrée. Elle a été abolie dans 23 États, tandis que la Californie, l’Oregon et la Pennsylvanie observent un moratoire sur les exécutions, décidé par leurs gouverneurs respectifs.
L’exécution de Charles Victor Thompson ouvre ainsi l’année 2026 sous le signe d’un débat toujours vif aux États-Unis, entre États déterminés à maintenir la peine de mort et ceux qui s’en éloignent progressivement, invoquant des considérations éthiques, juridiques et humanitaires.








