Dans une déclaration officielle rendue publique jeudi 2 octobre 2025, le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a affirmé que le Maroc et l’Union européenne ont conclut avec succès, les négociations relatives à l’amendement de leur accord agricole.
« La signature interviendra incessamment, à Bruxelles » et, qu’en attendant la finalisation des procédures internes, «l’accord sera mis en application provisoire dès sa signature ».
« Les conditions d’accès au marché européen des produits du Nord seront désormais appliquées aux produits issus du Sahara marocain », a souligné le ministre, précisant qu’un étiquetage spécifique indiquera la provenance des marchandises agricoles, mentionnant Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab.
Bien que de nature « sectorielle, commerciale et opérationnelle », l’accord envoie « des signaux forts et clairs », selon Nasser Bourita. Il rappelle la position formulée par l’UE en 2019, reconnaissant les efforts « sérieux et crédibles » du Maroc sur la question du Sahara, ainsi que les soutiens exprimés depuis par plusieurs États membres en faveur de l’initiative d’autonomie.
Le ministre a également mis en avant la dynamique économique et géopolitique dans la région, citant l’intérêt croissant de grandes puissances telles que les États-Unis, la France et le Royaume-Uni pour investir et développer des projets au Sahara marocain.
Sur le plan national, l’accord renforcera la contribution du secteur agricole au PIB et favorisera la création et le maintien de l’emploi dans les Provinces du Sud. « Cet accord conforte le partenariat stratégique ancien et solide entre le Maroc et l’UE », a affirmé M. Bourita.
Avec plus de 60 milliards d’euros d’échanges annuels, le Maroc est déjà le premier partenaire commercial de l’Union en Afrique et dans le monde arabe.
Au-delà du commerce et de l’agriculture, le partenariat Maroc-UE couvre un large éventail de domaines, allant de la migration à la sécurité, en passant par le numérique, la culture et l’environnement.
Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, Rabat et Bruxelles entendent ainsi poser les bases d’une coopération plus ambitieuse et durable, capable de répondre aux défis communs et d’ouvrir de nouvelles perspectives stratégiques.








