La juge conseillère à la Cour suprême de justice, Carmem Isaura Lobo, a été élue vendredi présidente de la Commission nationale des élections (CNE) de Guinée-Bissau.
Son élection est intervenue à l’issue d’un vote organisé au sein du Conseil national de transition (CNT), l’organe qui fait office de Parlement depuis les récents bouleversements politiques dans le pays.
Ce renouvellement du secrétariat exécutif de la Commission nationale des élections figurait parmi les principales revendications de l’opposition. Celle-ci considérait comme « caduc » depuis 2022 le mandat de l’ancienne direction présidée par le juge Mpabi Kaby, selon plusieurs médias locaux.
L’opposition bissau-guinéenne dénonçait un vide juridique et une perte de légitimité de l’instance électorale, dans un contexte marqué par des tensions politiques persistantes.
Le Conseil national de transition a remplacé le Parlement à la suite du coup d’État du 26 novembre 2025. Ce putsch est intervenu à la veille de l’annonce des résultats provisoires des élections législatives et présidentielle organisées le 23 novembre.
Depuis lors, la transition politique demeure fragile, et la réforme des institutions électorales est perçue comme une étape clé vers un éventuel retour à l’ordre constitutionnel.
L’élection de Carmem Isaura Lobo à la tête de la CNE pourrait constituer un signal d’ouverture envers les forces politiques contestataires, à condition que des garanties d’indépendance et de transparence soient effectivement mises en œuvre.
Dans un pays régulièrement confronté à l’instabilité institutionnelle, la recomposition de l’organe électoral représente un test crucial pour la crédibilité des prochains scrutins et la restauration de la confiance entre les acteurs politiques.








