Au cinquième jour de la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran, le conflit s’est étendu à plusieurs fronts, embrasant la région et secouant les marchés financiers mondiaux.
L’armée israélienne a mené mercredi de nouvelles frappes contre des cibles en Iran et au Liban, notamment autour de Beyrouth, poursuivant une offensive qui a débuté la semaine dernière après l’assassinat du guide suprême iranien. Les bombardements ont provoqué de fortes explosions et des destructions dans plusieurs zones urbaines.
À Beyrouth, des explosions ont été entendues et des civils ont été touchés par les hostilités, tandis que des positions stratégiques au sud du pays font désormais l’objet d’opérations militaires plus étendues.
En réaction, l’Iran a continué de lancer des missiles et des drones vers des cibles à travers le Moyen-Orient, y compris vers Israël et les pays du Golfe. Dans la région du détroit d’Ormuz, un point névralgique du transit pétrolier mondial, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir le « contrôle total » des eaux, paralysant de facto la navigation, ce qui alarme les marchés énergétiques.
L’impact du conflit ne se limite plus au plan militaire. Mardi, les principaux indices boursiers mondiaux ont chuté sous la pression croissante des investisseurs inquiets d’une instabilité prolongée.
En Europe, les grandes places financières ont enregistré de lourdes pertes, avec des baisses prononcées à Paris, Francfort et Londres, tandis que la Bourse de Séoul a connu une chute spectaculaire en Asie.
Cette agitation s’explique en grande partie par la flambée des prix du pétrole : avec la fermeture effective du détroit d’Ormuz (par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux) les primes de risque sur les carburants ont explosé, pesant sur la confiance des marchés.
Les analystes économiques alertent que si le conflit persiste, les conséquences pourraient dépasser le cadre régional notamment : une hausse durable des prix de l’énergie, alimentant l’inflation ; une pression accrue sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et un refroidissement de l’activité des marchés d’actions déjà fragilisés par l’incertitude géopolitique.
Alors que les opérations se poursuivent, le spectre d’une guerre élargie plane sur la région. Les frappes simultanées sur plusieurs pays, les ripostes iraniennes dans le Golfe et les tensions le long de la frontière libanaise font craindre une propagation du conflit à des acteurs régionaux et internationaux.
Sources : AFP et des dépêches d’actualité








