La Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) réagit à l’arrestation de deux journalistes français au Togo et rappelle les exigences légales liées à l’exercice des activités journalistiques des professionnels étrangers.
Depuis le mardi 18 août 2026, plusieurs médias et publications sur les réseaux sociaux font état de l’arrestation, sur le territoire togolais, de deux journalistes français, Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani.
Selon le communiqué de la HARC, les deux journalistes séjourneraient au Togo dans le cadre de leurs activités professionnelles et seraient notamment accusés de fausses déclarations.
Dans un communiqué daté du 19 août 2026, la HARC précise toutefois n’avoir reçu aucune demande d’accréditation concernant les deux intéressés, que ce soit de la part de France Télévisions ou des journalistes eux-mêmes.
L’instance de régulation rappelle que l’article 20 du Code de la presse et de la communication impose aux correspondants de presse et aux envoyés spéciaux des organes de presse étrangers, en plus de la détention d’une carte professionnelle de presse, de solliciter et d’obtenir une accréditation auprès de la HARC. Cette accréditation est ensuite transmise aux ministères chargés de la Communication et de la Sécurité.
Or, selon la HARC, elle n’a pas été informée de l’arrivée au Togo des deux personnes concernées, de leur statut professionnel ni des activités de tournage qu’elles devraient mener, notamment dans la partie septentrionale du pays.
Face à cette situation, la HARC appelle les professionnels des médias ainsi que les créateurs de contenus à faire preuve de retenue, de responsabilité et de rigueur dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations relatives à cette affaire.
L’institution souligne notamment la nécessité de permettre à la justice togolaise de conduire sereinement les procédures en cours et de déterminer, en toute indépendance, les circonstances de la présence des deux intéressés sur le territoire national, la nature de leurs activités ainsi que, le cas échéant, les faits qui leur sont reprochés.
Le président de la HARC, Pitalounani Telou, rappelle enfin à l’ensemble des professionnels des médias et des créateurs de contenus l’obligation de respecter strictement les dispositions légales et réglementaires en vigueur en matière d’information et de communication au Togo.
À travers ce communiqué, la HARC entend ainsi rappeler le cadre légal applicable aux journalistes étrangers tout en invitant les différents acteurs à faire preuve de responsabilité dans le traitement de cette affaire.








