La crise qui secoue le trône royal de Glidji continue de s’enliser, faute de consensus entre les principaux acteurs. Une nouvelle tentative de dialogue, tenue samedi 18 avril 2026 entre le Régent Mathias Asafoatsè Folly-Bébé et le Mouvement pour la Restauration Originelle et Intégrale du Trône Royal de Glidji (DROIT), n’a pas permis de rapprocher les positions.

Reçue en audience au palais royal, la délégation du Mouvement DROIT, conduite par son porte-parole Adama Hyppolite Zan-Gbonssou, est allée porter les revendications d’une frange de la communauté Guin. Au centre des échanges figuraient la gestion actuelle du trône, les décisions récentes contestées, ainsi que les pétitions ayant émergé à la suite de la mobilisation populaire du début du mois d’avril 2026.
Malgré l’importance de cette rencontre, aucun terrain d’entente n’a été trouvé. Cette impasse met en lumière la profondeur des divergences et la complexité de la crise.

Selon le porte-parole du mouvement, une pétition signée par 402 personnes a été adressée au ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières. Une copie de ce document devait être transmise au Régent lors de cette audience, sollicitée depuis le 7 avril.
De son côté, le Régent Mathias Asafoatsè Folly-Bébé estime ne pas être directement concerné par cette pétition, celle-ci étant adressée au ministre, et considère donc ne pas avoir à y répondre. Une position que le Mouvement DROIT qualifie de « fuite en avant ».
Sur le terrain, l’inquiétude grandit au sein de la population, alors que les tensions pourraient s’aggraver en l’absence de compromis rapide entre les parties.








