La justice américaine a condamné un double ressortissant libano-syrien pour son implication dans un vaste réseau de narco-terrorisme reliant le Moyen-Orient et l’Amérique latine.
Identifié comme Antoine Kassis, 59 ans, l’homme a été reconnu coupable de complot narco-terroriste et de soutien matériel à une organisation terroriste étrangère après un procès de cinq jours devant un jury fédéral.
Selon les autorités, Kassis utilisait ses connexions avec le régime de Bachar al-Assad pour faciliter un trafic international de cocaïne et d’armes. Il aurait notamment collaboré avec Maher al-Assad ainsi que d’autres responsables militaires syriens.
Les investigations ont révélé un système d’échange entre armes de guerre et drogue avec Armée de libération nationale, un groupe armé colombien classé organisation terroriste par les États-Unis. En contrepartie d’armes issues des stocks syriens, l’ELN fournissait des centaines de kilogrammes de cocaïne.
Le réseau, étendu entre la Colombie, le Mexique et le Moyen-Orient, aurait permis de blanchir près de 100 millions de dollars en moins de 18 mois, avec des connexions à des organisations criminelles et terroristes, dont le cartel de Sinaloa et le Hamas.
Kassis encourt une peine minimale de 20 ans de prison, pouvant aller jusqu’à la prison à vie. Son verdict final est attendu le 2 juillet.
Cette affaire s’inscrit dans une stratégie américaine de lutte contre la convergence entre terrorisme et crime organisé transnational.








