A six semaines de la presidentielle au Bénin, la scène politique est secouée par une annonce inattendue. Thomas Boni Yayi et son fils Chabi Georges Nadjim Yayi ont officiellement démissionné du parti Les Démocrates, ce mercredi 4 mars 2026. L’information a été rendue publique par Guy Mitokpè, secrétaire national à la communication de la formation, via sa page Facebook.
Selon des sources concordantes, Chabi Georges Nadjim Yayi, qui occupait le poste de secrétaire aux relations extérieures du parti, a transmis sa lettre de démission à la direction dans la journée de mercredi. Les motifs de cette décision n’ont pas été précisés.
Peu après, l’annonce du départ de Thomas Boni Yayi lui-même est venue confirmer l’ampleur de la rupture. Fondateur et président du parti Les Démocrates, l’ancien chef de l’État se retire ainsi de la formation qu’il avait contribué à ériger en principale force d’opposition sur l’échiquier politique national.
Le calendrier de cette annonce soulève de nombreuses interrogations. À l’approche de la présidentielle, et alors que Les Démocrates ont déjà indiqué qu’ils ne participeraient pas au scrutin du 12 avril, cette double démission pourrait redessiner les équilibres internes du parti.
S’agit-il d’un désaccord stratégique ? D’un repositionnement politique en vue de futures échéances ? Ou d’un retrait progressif de Thomas Boni Yayi de la vie partisane active ?
Pour l’heure, ni l’ancien président ni son entourage n’ont communiqué publiquement sur les raisons de cette décision.
Figure majeure de la vie politique béninoise depuis plus de deux décennies, Thomas Boni Yayi demeure une personnalité influente. Son départ formel du parti Les Démocrates ouvre une période d’incertitude pour la formation et, plus largement, pour l’opposition.
Dans un contexte préélectoral déjà marqué par des tensions et des recompositions, cette annonce pourrait avoir des répercussions significatives sur la dynamique politique nationale.
Les prochains jours devraient permettre d’en savoir davantage sur les motivations réelles de ces départs et sur les perspectives qui s’ouvrent désormais pour Les Démocrates et leurs militants.








