Ce vendredi 3 octobre 2025 marque un tournant important dans les relations bilatérales entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne (UE). Ils ont procédé à la signature de l’amendement de l’Accord agricole, au siège de la commission de l’UE à Bruxelles, à travers un échange de lettres officialisant l’élargissement des préférences tarifaires aux produits en provenance des provinces du Sud du Royaume.
L’acte, signé côté marocain par Ahmed Réda Chami, ambassadeur du Maroc auprès de l’UE, entre immédiatement en application provisoire, en attendant la finalisation des procédures internes.
Le texte garantit aux produits agricoles issus des régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et de Dakhla-Oued Eddahab les mêmes conditions préférentielles d’accès au marché européen que ceux du reste du Royaume. Un étiquetage spécifique permettra désormais de valoriser leur origine et d’assurer une meilleure traçabilité.
L’accord revêt une importance économique majeure : il devrait soutenir le PIB agricole, encourager les investissements et renforcer l’emploi. Dans les seules provinces du Sud, plus de 150 000 emplois ont été créés en 2022, et près de 49 000 postes supplémentaires sont attendus.
Au-delà du cadre agricole, cette conclusion confirme la position constante du Maroc : tout accord conclu avec l’UE couvre l’ensemble de son territoire. Le texte envoie également un signal clair de confiance entre Rabat et Bruxelles, malgré les tentatives de remise en cause émanant des séparatistes et de leurs soutiens.
Avec plus de 60 milliards d’euros d’échanges annuels, le Maroc demeure le premier partenaire économique de l’UE en Afrique et dans le monde arabe. L’agriculture y tient une place centrale, mais la coopération englobe aussi les volets politique, sécuritaire, environnemental, numérique, culturel et migratoire.
Cette nouvelle avancée s’inscrit dans la vision du Roi Mohammed VI, qui prône un partenariat concret, diversifié et tourné vers l’avenir. Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, l’accord illustre la volonté commune de bâtir une coopération plus ambitieuse et structurée, et de faire des provinces du Sud un pôle de prospérité reliant l’Europe à l’Afrique, de la Méditerranée à l’Atlantique.








